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samedi 24 octobre 2026

Une armée en Israël ?

Alors que les juifs de la diaspora avaient été éloignés du métier des armes -aussi bien en Occident que dans les pays d'islam -, l'État d'Israël est devenu une des principales nations militaires dès la seconde moitié du XXe siècle.

Pourtant, cette transformation ne faisait nullement partie, à l'origine, du projet sioniste de regroupement des juifs dans leur pattie ancestrale. Theodor Herzl, le fondateur du mouvement, n'en parle pas dans son essai de 1896, l'État juif : il pense que le nouveau pays juif sera créé de manière pacifique, sous la protection des nations occidentales et avec le concours fraternel des Arabes. 


Même irénisme chez les sionistes religieux, comme le grand rabbin Abraham Isaac Kook, soucieux avant tout de reconstituer un centre spirituel, ou chez les sionistes socialistes qui donnent la priorité aux communes agricoles, le kibboutz collectiviste et le moshav coopératif.


C'est la réalité sur le terrain qui impose aux juifs palestiniens puis aux Israéliens la mise sur pied d'un appareil militaire : la guerre larvée entre juifs et Arabes entre 1920 et 1948, dans une Palestine soustraite à l'empire ottoman et administrée par le Royaume-Uni ; puis l'invasion de la Palestine par quatre armées arabes lors de la proclamation de l'État juif indépendant, le 14 mai 1948.


L'Armée de défense d'Israël (« Tsahal ») est fondée quelques jours plus tard.

Son principal atout, ce sont ses combattants aguerris : 30 000 juifs palestiniens ont servi sous l'uniforme britannique pendant la Seconde Guerre mondiale. Ce qui lui manque, ce sont des armes, des munitions, des avions.

Le président américain Harry S. Truman a reconnu l'État juif immédiatement, mais décrété, parallèlement, un embargo sur les matériels militaires.

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