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lundi 11 janvier 2021

Les enseignements de Théophane le Reclus

Théophane le Reclus était un maître spirituel russe du XIXè siècle.

"La grâce est déjà présente en nous, mais elle n'agira que lorsque l'homme aura lui-même agi, emplissant de sa puissance la faiblesse de l'homme.

Bien qu'attendant tout de Dieu et rien de nous-mêmes, nous devons cependant nous obliger à agir.

Chercher Dieu, c'est la règle immuable de tout avancement spirituel. Rien ne s'obtient sans effort.

Quand vous entreprenez un effort particulier, ne concentrez pas sur lui toute votre attention et tout votre cœur, mais considérez-le comme secondaire ; et, vous abandonnant à Dieu entièrement, ouvrez-vous à sa grâce et tenez-vous prêt à la recevoir.

Car dès que l'homme espère réaliser quelque chose par lui-même, en vertu de son propre pouvoir, alors immédiatement, la véritable vie spirituelle, animée par la grâce de Dieu, s'éteint en lui.

De la manière que toi tu veux, 
Seigneur sauve-moi.
Pour ma part je veux travailler
sans hypocrisie, loyalement et sans dévier,
avec une conscience pure,
en faisant tout ce que je comprends,
tout ce qui est en mon pouvoir."

(L'Art de la prière)

Selon l'ermite bénédictine Sœur Emmanuelle Billoteau, "il attire notre attention sur un travers qui nous amène à collectionner les ouvrages de spiritualité sans prendre la peine d'engager un vrai travail de réflexion ni de mettre en pratique leurs enseignements".

lundi 21 décembre 2020

Pépites VI

« Dieu est le Dieu du présent, tel il te trouve, tel il te prend ; non point tel que tu fus, mais tel que tu es en ce moment » (Eckhart, « Entretiens spirituels»).

« Viendra un temps, où certains ne supporteront plus la saine doctrine, mais au gré de leurs propres désirs et l’oreille leur démengeant, s’entoureront de quantité de maîtres. Ils détourneront leurs oreilles de la vérité et vers les fables ils se retourneront. » (2ème lettre de saint Paul à Timothée 4-3)

« La parabole des dix vierges met le royaume de Dieu en images. A quoi le comparer ? A dix jeunes filles invitées à des noces, qui prirent leur lampe et s’en allèrent à la rencontre de l’époux (…) les insensées n’ont pas emporté d’huile ; l’époux tarde (…) Ce n’est pas leur faiblesse que l’on peut reprocher aux insensées : toutes se sont endormies, même les sages ; mais l’inconsistance de leur désir. Qui aime vraiment est toujours prêt à accueillir ; son cœur veille et sait discerner à tout moment la présence de Dieu. » (Soeur Sophie Raimond in « Prions en Eglise »)

« Frères bien-aimés, il y a une chose que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un seul jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un seul jour. Le Seigneur n’est pas en retard pour tenir sa promesse, comme le pensent certaines personnes ; c’est pour vous qu’il patiente : car il n’accepte pas d’en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir.
Pourtant, le jour du Seigneur viendra comme un voleur (…) Dans l’attente de ce jour, frères bien-aimés, faites donc tout pour que le Christ vous trouve nets et irréprochables, dans la paix » (2ème lettre de Saint Pierre 3,8-10, 14)

Un Dieu ami de la vie, qui sait exaucer en son temps et « fait tout concourir au bien de ceux qui le cherchent » (Rm 8, 28)

« L’or pour honorer le roi.
L’encens pour honorer un Dieu.
La myrrhe pour honorer celui qui connaîtra la mort, mais en sera vainqueur » (Sophie Raimond, in « Prions en Eglise » Janvier 2006)

"(…) Satan avec lequel j’en suis convaincu, on ne peut pas discuter. Comment se comportait le Christ avec Satan ? Ou bien il le chassait, ou bien il recourait à la Parole de Dieu, comme il l’a fait dans le désert. Le Christ lui-même n’a jamais discuté avec Satan, parce que si l’on commence on est perdu. Il est plus intelligent que nous, il nous fait perdre la tête et à la fin c’est nous qui sommes perdus. Non, « va-t’en, vas-t’en ! ».  (Le Pape François, in « Quand vous priez, dites Notre Père », 2018)

« Car le Christ est mort pour tous, afin que les vivants n’aient plus leur vie centrée sur eux-mêmes, mais sur lui, qui est mort et ressuscité pour eux. » 
(Seconde lettre de Saint Paul Apôtre aux Corinthiens, 5, 15) 

mercredi 4 mars 2020

Pépites III

« Fais confiance au Seigneur, 
agis bien, 
habite la terre 
et reste fidèle ; 
mets ta joie dans le Seigneur: 
il comblera les désirs de ton cœur. 
Dirige ton chemin vers le Seigneur, 
fais-lui confiance, 
et lui, il agira. » 
(Psaume 36)

« Prière, abandon et confiance participent d’une même attitude du cœur, fruit tout à la fois de la grâce de Dieu et de notre labeur pour évangéliser notre vœu de bonheur. » 
(Sœur Emmanuelle Billoteau, ermite bénédictine, « Prions en Eglise », 09/2004)

« Il y a toujours urgence à répondre à l’appel de l’Evangile. Laisser faire le temps ne peut qu’éroder ou user l’homme, ses aspirations, ses passions, sa vocation. Il nous faut préparer des départs, il nous faut risquer des départs ! L’essentiel est que chacun prenne en main sa vie, son avenir, son destin pour les porter à leur achèvement, pour devenir ce à quoi il est appelé. Mais pour cela, il faut poser des fondations. Préférer le Christ, c’est l’intégrer comme pierre angulaire de ces fondations. »
(Père Benoit Gschwind, assomptionniste, « Prions en Eglise », 09/2004)

« […] un Dieu en quête de l’homme, pour reprendre le titre d’un livre d’A. Heschel, rabbin contemporain qui voit dans le « Adam, où es-tu ? » de Genèse 3, le résumé de toute la Bible. Mais encore faut-il que nous ayons conscience d’être perdus, à la dérive ou encore de « mourir de faim » […] il nous « faut » invoquer son Esprit d’amour et de vérité qui, seul, peut briser les coquilles de respectabilité ou d’indifférence, de rébellion qui nous isolent de Dieu… »
(Sœur Emmanuelle Billoteau)

« Alors Job se leva, il déchira son manteau et se rasa la tête, il se jeta à terre et se prosterna. Puis il dit : « Nu je suis sorti du ventre de ma mère, nu j’y retournerai. Le Seigneur avait donné, le Seigneur a repris: Que le nom du Seigneur soit béni !»
(Job, 1, 20-12)

« L’extraordinaire nous attire, Nous peinons pourtant à assumer avec amour des choses réputées plus faciles, celles du quotidien, celles qui relèvent de notre devoir d’état. L’Évangile de ce jour nous exhorte à la fidélité dans les petites choses afin de devenir dignes des plus grandes. Accomplir la tâche qui nous est confiée, jour après jour, en y mettant tout l’amour qu’on peut, n’a apparemment rien d’extraordinaire. Une telle disposition est pourtant étonnamment mobilisatrice : effectuer son travail avec et pour le Seigneur, dire une parole bienveillante, prévenir le désir de l’autre, tout cela reste bien modeste, imperceptible, mais demande une attention de tous les instants. N’est-ce pas là la grande œuvre à laquelle nous sommes appelés ? N’est-ce pas là ce qui nous ouvre à Celui qui vient, ce Bien plus grand, que nous espérons tant ? »
(Père Luc Fritz, Prions en Eglise, 09/2004)

"Apprenons à repérer et à nommer les peurs qui nous empêchent d’entrer dans notre « héritage » et nous incitent à nous « protéger » de Dieu, à nous étourdir, ou encore à vouloir tout maîtriser dans nos vies. Certes, la confiance est à recevoir. Mais n’oublions pas qu’elle se travaille aussi dans l’écoute assidue de la Parole et de l’Esprit, qui ne cesse de murmurer à notre cœur que nous sommes enfants de Dieu."
(1/10/2004, Fête de Sainte Thérèse de L’Enfant Jésus, Prions en Eglise)

« Frères, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. L’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves, de gens qui ont encore peur ; c’est un Esprit qui fait de vous des fils ; poussés par cet Esprit, nous crions vers le Père en l’appelant : « Abba » ! »
(Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains, 8, 14,15)