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samedi 31 janvier 2026

Les grands prêtres de l'euthanasie

"(…) Dès 1935, le Royaume-Uni voit naître la Voluntary Euthanasia Society (VES) dont une grande partie des membres provient de l'Eugenics Society britannique. Une association fondée en 1907 au sein de laquelle avait été évoqué l'usage de « chambres létales ».

La même année, aux États-Unis, le futur président de l'Euthanasia Society of America (ESA), Charles Francis Potter, formule une proposition similaire, recommandant l'exécution compassionnelle dans des « chambres létales » à gaz des enfants handicapés, des malades incurables et des déficients mentaux.

Comme le souligne Grégor Puppinck, « le nazisme n'est que la mise en œuvre locale par un régime politique [...] d'une vision qui, au départ, était portée principalement en Angleterre et aux États-Unis». Dans ces milieux, les réseaux se recoupent étroitement: au sein de l'ESA figurent Julian Huxley, vice-président de la VES, ou encore Margaret Sanger, fondatrice du Planning familial, «bien connue des responsables nazis»,  rappelle le directeur de l'ECLJ.

La découverte, dans l'après-guerre, des horreurs commises par les nazis contraint les prophètes de l'euthanasie à changer le nom de leurs officines et, surtout, à développer un nouveau vocabulaire, plus favorable à leurs vues.

Ainsi, le terme de "dignité" fait-il son apparition au sein du débat public.

« C'est évident que si vous demandez aux gens s'ils sont en faveur de la mort dans la dignité, 90% des gens vous répondent "oui", parce que la manière de poser la question exclut de fait qu'il y ait une réponse autre que l'euthanasie », s'insurge la psychologue Marie de Hennezel. D'autres termes font leur apparition: "procédure collégiale", "personne de confiance", "directives anticipées". 


(…) Grégor Puppinck voit dans cette progression l'influence du lobbying d'associations comme l'ADMD ou Le Choix, mais également celle « de la fraternité maçonnique», en témoigne la prise de parole d'Emmanuel Macron devant la Grande Loge de France, le 5 mai 2025: « Que les francs-maçons portent cette ambition de faire de l'homme |...] le libre acteur de sa vie, de la naissance à la mort, qui peut s'en étonner ? », avait ainsi lancé le chef de l'État sous les applaudissements.


(…) Des fondations internationales financent quant à elles le courant pro-euthanasie. Parmi elles, la Bill & Melinda Gates Foundation, la Howard G. Buffett Foundation ou encore la Rockefeller Foundation, qui œuvre en ce sens depuis les années 1920."


 (extrait d'un article de Valeurs Actuelles, 21/01/26)

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