La même année, aux États-Unis, le futur président de l'Euthanasia Society of America (ESA), Charles Francis Potter, formule une proposition similaire, recommandant l'exécution compassionnelle dans des « chambres létales » à gaz des enfants handicapés, des malades incurables et des déficients mentaux.
Comme le souligne Grégor Puppinck, « le nazisme n'est que la mise en œuvre locale par un régime politique [...] d'une vision qui, au départ, était portée principalement en Angleterre et aux États-Unis». Dans ces milieux, les réseaux se recoupent étroitement: au sein de l'ESA figurent Julian Huxley, vice-président de la VES, ou encore Margaret Sanger, fondatrice du Planning familial, «bien connue des responsables nazis», rappelle le directeur de l'ECLJ.
La découverte, dans l'après-guerre, des horreurs commises par les nazis contraint les prophètes de l'euthanasie à changer le nom de leurs officines et, surtout, à développer un nouveau vocabulaire, plus favorable à leurs vues.
Ainsi, le terme de "dignité" fait-il son apparition au sein du débat public.
« C'est évident que si vous demandez aux gens s'ils sont en faveur de la mort dans la dignité, 90% des gens vous répondent "oui", parce que la manière de poser la question exclut de fait qu'il y ait une réponse autre que l'euthanasie », s'insurge la psychologue Marie de Hennezel. D'autres termes font leur apparition: "procédure collégiale", "personne de confiance", "directives anticipées".
(…) Grégor Puppinck voit dans cette progression l'influence du lobbying d'associations comme l'ADMD ou Le Choix, mais également celle « de la fraternité maçonnique», en témoigne la prise de parole d'Emmanuel Macron devant la Grande Loge de France, le 5 mai 2025: « Que les francs-maçons portent cette ambition de faire de l'homme |...] le libre acteur de sa vie, de la naissance à la mort, qui peut s'en étonner ? », avait ainsi lancé le chef de l'État sous les applaudissements.
(…) Des fondations internationales financent quant à elles le courant pro-euthanasie. Parmi elles, la Bill & Melinda Gates Foundation, la Howard G. Buffett Foundation ou encore la Rockefeller Foundation, qui œuvre en ce sens depuis les années 1920."
(extrait d'un article de Valeurs Actuelles, 21/01/26)

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