En réaction, la Conférence épiscopale (DBK) et le Comité central des catholiques (ZdK), fédérant 125 associations laïques, lancent, en décembre 2019, un chemin synodal censé s'attaquer aux causes structurelles du fléau.
Ce chemin synodal a été officiellement clôturé le 31 janvier 2026.
Porté par un grand nombre de salariés de l'Église, le ZdK a été le fer de lance du processus.
Grâce au Kirchensteuer, un impôt ecclésiastique indexé sur le revenu, l'Église catholique dispose de moyens financiers considérables — en 2025, elle a perçu 6,75 milliards d'euros -, ce qui lui permet d'employer de nombreux laïcs : le seul évêché de Münster en compte près de 600. Ce modèle nourrit, chez certains fidèles, l'idée que le paiement de cet impôt leur confère un droit à être représentés dans les décisions de l'Église.
Autre facteur : la place de la théologie dans les universités allemandes, contrairement à la France, qui l'a exclue en 1885.
« Le seul moyen de se faire connaître, c'est d'inventer une hérésie», ironise Rémi Brague, évoquant une émulation entre théologiens catholiques et protestants, alimentée par la méfiance de l'endoctrinement, un relativisme, et un vieux complexe d'infériorité, l'Église romaine ayant longtemps été jugée contraire à l'âme allemande.
Les revendications sont nombreuses:bénédiction des couples homosexuels, avec liturgies dédiées et drapeaux arc-en-ciel hissés par des ecclésiastiques, malgré les prises de parole du pape François et de Léon XIV, accès des femmes au diaconat puis au sacerdoce…

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